Mon parcours littéraire

Yann Trebaol

Je suis né à Rennes au printemps 1959.

Mes parents étant nord finistériens, nous avons rapidement déménagé dans les environs de Brest, la ville de ma jeunesse. J’ai eu une enfance plutôt heureuse dans une région magnifique. Nous allions passer nos vacances sur l’île d’Ouessant et le petit garçon que j’étais avait le sentiment de séjourner au bout du monde, effrayé par la vue des femmes en noir qui parcouraient la lande sans relâche. Adolescent, j’ai passé mes étés à pêcher avec mon grand frère et notre bande de copains à Lampaul-Plouarzel. C’était une époque insouciante durant laquelle on faisait des « boums » dans des blockhaus désaffectés au son des « mange-disques » qui portaient bien leurs noms. On s’éclairait à la bougie et on trouvait ça merveilleux…
Je n’ai pas aimé l’école… Après de nombreuses années d’efforts J’ai fini par décrocher un Deug de droit qui ne m’a pas beaucoup servi.
Je suis marié, père de deux filles et grand-père de quatre petits-enfants…
J’ai jeté l’ancre depuis plus de quinze ans dans le petit village de Saint-Mandrier-Sur-Mer.
Me voici aujourd’hui à la retraite et je dois vous avouer que je n’ai pas vu le temps passer !

Yann Trebaol

Mes auteurs préférés

Cette page a vocation à s’enrichir au fil du temps.  J’aime tous les auteurs que je cite et le choix est vraiment difficile. Mais je pense que cette sélection peut vous aider à mieux me connaître.

PIERRE JAKEZ HELIAS
1914 – 1995

Image par picardzucht de Pixabay

Le natif de Pouldreuzic et son si beau « Cheval d’orgueil ». L’écrivain-journaliste a réussi à redonner de la fierté à tous les bretons issus de ce monde paysan dont je fais partie.

« Trop pauvre que je suis pour posséder un autre animal, du moins ‘le Cheval d’Orgueil’ aura-t-il toujours une stalle dans mon écurie. »

Ainsi parlait à l’auteur, son petit-fils, l’humble paysan Alain Le Goff qui n’avait d’autre terre que celle qu’il emportait malgré lui aux semelles de ses sabots de bois.

« Quand on est pauvre, mon fils, il faut avoir de l’honneur. Les riches n’en ont pas besoin. » Et l’honneur consiste à tenir et à faire respecter son rang, si humble soit-il. Au pays Bigouden, on ne redoute rien tant que la honte qu’on appelle « ar vez ». Tout le reste est supportable.

ANATOLE LE BRAZ
1859 – 1926

Image par currens de Pixabay

Ce professeur de lettres a recueilli les témoignages de ses contemporains en Armor et Argoat qu’il a regroupé dans son livre « La légende de la mort ». Les mystères du trépas, des âmes perdues, des revenants et les apparitions de l’Ankou font de cet ouvrage, un livre de chevet pour le Breton que je suis… Serais-je un jour à même de comprendre les intersignes ?

Anita CONTI
LA DAME DE LA MER
1899 – 1997

Image par Pexels de Pixabay

Anita Conti a raconté la pêche comme nul autre. Première femme océanographe française, elle a vécu le « grand métier » en embarquant à bord du chalutier « Bois Rosé » en 1952 et en partageant la dure vie des pêcheurs de Terre-Neuve.

Je vous propose quelques lignes de son livre « Racleurs d’océans » et vous comprendrez sûrement pourquoi je suis fasciné par son écriture:

« Nous sommes sous une cloche plus dense que la nuit, et devant moi l’étrave étouffée de brume s’arrache au harcèlement des crêtes et se soulève en s’appuyant sur l’arrière du navire, comme un mufle de bête ivre ; et le gaillard s’ébroue et retombe, et se hisse, et à nouveau retombe et crache, noyé de cette horreur incolore. »

JEAN MARIE AUEL

Image par picardzucht de Pixabay

Née en 1936 à Chicago, cette auteure américaine est célèbre pour avoir écrit une saga préhistorique « Les enfants de la terre ». Cette formidable fiction se déroule en Europe et met en scène des hommes de Cro-Magnon et des hommes de Néandertal.

Je suis un inconditionnel de Jean Marie AUEL ! Elle a réussi à créer une fiction avec des fragments de la vie de nos ancêtres. Des petits morceaux d’os lui ont suggéré les aventures d’Ayla et de Jondalar, ses enfants de la terre…

Textes au gré du vent

Tragédies, poésies, fables, j’ai toujours aimé apprendre et réciter des vers. Je ne prétends pas que j’aurais eu la capacité d’être acteur de théâtre, mais j’ai toujours adoré déclamer des textes. En fait, la construction des phrases crée une mélodie de mots souvent très agréable à réciter. Il suffit pour cela de s’imprégner de la situation et de se glisser dans la peau des personnages, l’imagination faisant le reste. Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai commencé par écrire des chansons, pour redécouvrir le plaisir de cette musique des mots si agréable à entendre.
Vous trouverez dans cette rubrique des textes en prose ou en vers que j’aime beaucoup

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